- Summary
- "Le 12 février 1941 au soir, 15 jeunes hommes, dont neuf élèves-pilotes et leur instructeur, embarquent en silence sur le Buhara pour rejoindre l'Angleterre depuis les côtes de Bretagne. Louis Delabruyère, le père de l'auteure, est l'un d'eux. Il n'a pas vingt ans et a vu ses rêves d'aviation fracassés par la défaite. Il refuse l'armistice et veut rejoindre la France libre du général de Gaulle pour combattre. La tentative échoue. Le petit cotre est arraisonné par un navire allemand au large de I'lle de Guernesey. S'ensuivront la prison, le jugement par le tribunal militaire allemand de Saint-Lô, l'exécution de deux camarades, la déportation, et des morts encore. Louis a raconté une seule fois son histoire à sa fille. Elle l'a enregistré et, des années plus tard, s'est engagée dans une recherche exigeante pour vérifier point par point le témoignage de son père. Elle nous livre un récit rare et intime, une histoire d'aventures, d'amitiés, de tragédies, de survie, qui traverse toute la Seconde Guerre mondiale : celle des premiers résistants, souvent décimés et oubliés, celle des premiers déportés dans les bagnes nazis, celle de vies à construire après, malgré, avec."--Page 4 of cover.
- Series
- Collection Des souvenirs et des hommes
- Format
- Book
- Author/Creator
- Neuschwander, Isabelle, author.
- Published
- Bayeux : OREP éditions, [2023]
©2023
- Locale
- France
- Contents
-
Vivre la défaite et la fin d'un rêve : mai 1939
août 1940
"Je voulais être pilote"
À Saint-Brieuc, la genèse du groupe du Buhara
"J'ai pas admis l'armistice"
Vouloir rejoindre l'Angleterre et échouer : septembre 1940
février 1941
"La glorieuse aventure du Buhara" : une légende quasi immédiate
"Quelle résistance ? Je ne savais rien"
"Nous, on partirait par mer et le coin qu'on connaissait le mieux, c'était la Bretagne"
"Le jour du départ, Pierre Devouassoud est arrivé avec une valise"
"On pensait passer au large de Guernesey en début de matinée"
Le Buhara était-il "en perdition" ?
Voir mourir ses amis : février-avril 1941
"Les interrogatoires étaient entre 1 ou 2 heures du matin"
"Il a été décidé de nous transférer à la prison de Saint-Lô"
"Je n'ai pas été fusillé. Je ne sais pas pourquoi encore"
"On a su le matin qu'ils avaient été fusillés", 12 avril 1941
Cartes
Partir en déportation en Allemagne : avril-mai 1941
"On est parti. On savait pas où on allait"
"En gare de Cologne, une rumeur plus que menaçante"
"Ces quelques lignes auront pour but d'être un adieu s'il devait m'arriver d'être exécuté"
"Nous restons à douze" : arrivée au bagne de Remscheid-Lüttringhausen
"Notre chance a été d'avoir inauguré le système"
"Un grand bâtiment, très moderne" (Robert Laruelle.)
Subir la vie dans le bagne de Remscheid-Lüttringhausen : mai 1941
juillet 1942
"Nous voulions rentrer à la maison, car nous avions trop faim" (Auguste Zaleswki.)
Pour "ne pas subir la loi de quelqu'un, j'ai décidé qu'il fallait que j'apprenne l'allemand"
"Nous étions des amis, puisque nous étions des ennemis d'Hitler"
"Un jour, un gardien vient me chercher"
L'aller-retour en France de certains membres de l'équipage
Intégrer un groupe pour survivre : juillet 1942
"Un détenu m'a demandé si je voulais participer au travail d'entretien"
"Allant-venant, j'ai rencontré des gens" : le Belge, le Hollandais, l'Allemand
"Vivre dans ce milieu m'a appris à connaître les hommes"
Dire ou ne pas dire la réalité du quotidien
"Conservez toute ma correspondance"
"Je vois les événements tels qu'ils sont et ne crois pas à un miracle"
"Tous les jours, j'avais les informations anglaises"
"Nous avions une mentalité de bête" : les bombardements
"Il me faudrait expliquer quels traitements nous subissons ici, quelles brimades je supporte" (Henri Ménétray.)
Survivre aux dangers de la dernière année de guerre : juin 1944
avril 1945
"Cela a circulé comme une traînée de poudre dans le bagne", 6 juin 1944
"Il s'est séparé de nous pour toujours" : la mort de Raymond Canvel et d'Auguste Zaleswki
"Maintenant que les fronts sont entre nous"
"Si Delabruyère crève, on ne donne pas cher de ta peau" (Jean Koch.)
"S'il y avait du grabuge, ce serait pour nous tout à la fin"
"Par la fenêtre, je vois les SS qui débarquent avec les chiens" : le massacre du Wenzelnberg
Être libre et ne pas rentrer aussitôt : avril-mai 1945
"Les chars se sont approchés Ils ne bougeaient pas", 15 avril 1945
"Revoir ce qui nous est le plus cher : notre FRANCE" (Robert Lamelle, 19 avril 1945.)
"Je reste ici encore un certain temps, car j'ai des affaires de haute importance à régler", 19 avril 1945
"J'ai pris une DKW, les autres une BMW"
"Rien n'avait changé" : à l'hôpital au milieu des soldats de la Wehrmacht
"J'aurais eu un retour beaucoup plus commode que celui que j'ai eu ultérieurement"
"Je vais m'arrêter là..." : suivre Louis jusqu'à son retour en France
"Rentre France. Bonne santé. Arrivée imminente", 15 mai 1945
"Le général de Gaulle s'est beaucoup intéressé au cas des jeunes gens...", 13 juin 1945
À Orglandes, inhumation de Pierre Devouassoud et de Jean Magloire Dorange, 15 septembre 1945
Se reconstituer au grand air de la Savoie, hiver 1945-1946
Épilogue mémoriel, parcours en images.
- Other Authors/Editors
- Delabruyère, François, 1962- illustrator.
- Notes
-
Includes bibliographical references (pages 337-357).
Vivre la défaite et la fin d'un rêve : mai 1939 -- août 1940 -- "Je voulais être pilote" -- À Saint-Brieuc, la genèse du groupe du Buhara -- "J'ai pas admis l'armistice" -- Vouloir rejoindre l'Angleterre et échouer : septembre 1940 -- février 1941 -- "La glorieuse aventure du Buhara" : une légende quasi immédiate -- "Quelle résistance ? Je ne savais rien" -- "Nous, on partirait par mer et le coin qu'on connaissait le mieux, c'était la Bretagne" -- "Le jour du départ, Pierre Devouassoud est arrivé avec une valise" -- "On pensait passer au large de Guernesey en début de matinée" -- Le Buhara était-il "en perdition" ? -- Voir mourir ses amis : février-avril 1941 -- "Les interrogatoires étaient entre 1 ou 2 heures du matin" -- "Il a été décidé de nous transférer à la prison de Saint-Lô" -- "Je n'ai pas été fusillé. Je ne sais pas pourquoi encore" -- "On a su le matin qu'ils avaient été fusillés", 12 avril 1941 -- Cartes -- Partir en déportation en Allemagne : avril-mai 1941 -- "On est parti. On savait pas où on allait" -- "En gare de Cologne, une rumeur plus que menaçante" -- "Ces quelques lignes auront pour but d'être un adieu s'il devait m'arriver d'être exécuté" -- "Nous restons à douze" : arrivée au bagne de Remscheid-Lüttringhausen -- "Notre chance a été d'avoir inauguré le système" -- "Un grand bâtiment, très moderne" (Robert Laruelle.) -- Subir la vie dans le bagne de Remscheid-Lüttringhausen : mai 1941 -- juillet 1942 -- "Nous voulions rentrer à la maison, car nous avions trop faim" (Auguste Zaleswki.) -- Pour "ne pas subir la loi de quelqu'un, j'ai décidé qu'il fallait que j'apprenne l'allemand" -- "Nous étions des amis, puisque nous étions des ennemis d'Hitler" -- "Un jour, un gardien vient me chercher" -- L'aller-retour en France de certains membres de l'équipage -- Intégrer un groupe pour survivre : juillet 1942 -- "Un détenu m'a demandé si je voulais participer au travail d'entretien" -- "Allant-venant, j'ai rencontré des gens" : le Belge, le Hollandais, l'Allemand -- "Vivre dans ce milieu m'a appris à connaître les hommes" -- Dire ou ne pas dire la réalité du quotidien -- "Conservez toute ma correspondance" -- "Je vois les événements tels qu'ils sont et ne crois pas à un miracle" -- "Tous les jours, j'avais les informations anglaises" -- "Nous avions une mentalité de bête" : les bombardements -- "Il me faudrait expliquer quels traitements nous subissons ici, quelles brimades je supporte" (Henri Ménétray.) -- Survivre aux dangers de la dernière année de guerre : juin 1944 -- avril 1945 -- "Cela a circulé comme une traînée de poudre dans le bagne", 6 juin 1944 -- "Il s'est séparé de nous pour toujours" : la mort de Raymond Canvel et d'Auguste Zaleswki -- "Maintenant que les fronts sont entre nous" -- "Si Delabruyère crève, on ne donne pas cher de ta peau" (Jean Koch.) -- "S'il y avait du grabuge, ce serait pour nous tout à la fin" -- "Par la fenêtre, je vois les SS qui débarquent avec les chiens" : le massacre du Wenzelnberg -- Être libre et ne pas rentrer aussitôt : avril-mai 1945 -- "Les chars se sont approchés Ils ne bougeaient pas", 15 avril 1945 -- "Revoir ce qui nous est le plus cher : notre FRANCE" (Robert Lamelle, 19 avril 1945.) -- "Je reste ici encore un certain temps, car j'ai des affaires de haute importance à régler", 19 avril 1945 -- "J'ai pris une DKW, les autres une BMW" -- "Rien n'avait changé" : à l'hôpital au milieu des soldats de la Wehrmacht -- "J'aurais eu un retour beaucoup plus commode que celui que j'ai eu ultérieurement" -- "Je vais m'arrêter là..." : suivre Louis jusqu'à son retour en France -- "Rentre France. Bonne santé. Arrivée imminente", 15 mai 1945 -- "Le général de Gaulle s'est beaucoup intéressé au cas des jeunes gens...", 13 juin 1945 -- À Orglandes, inhumation de Pierre Devouassoud et de Jean Magloire Dorange, 15 septembre 1945 -- Se reconstituer au grand air de la Savoie, hiver 1945-1946 -- Épilogue mémoriel, parcours en images.